Bas relief de marbre

( III ième siècle )

 

« Relevé sur un coté par un cavet décoré d'oves, séparées par des pointes de flêches, le motif est un délicieux cep de vigne aux branches surchargées de feuilles et de raisins, parmis lesquels jouent des oiseaux. Le dessin au relief très accentué, est impeccable et l'exécution est d'une finesse incomparable. Les nervures des feuilles sont d'une précision frappante. Les grappes de raisins, avec leurs grains d'inégales grosseurs, témoignent de l'observation minutieuse de la nature.

D'ou provient ce curieux bas relief ? Il n'y a aucun doute sur ses origines. C'est un fragment de frise d'un monument Gallo- Romain, peut être un temple, plutot un tombeau, si l'on en juge par les fouilles qui l'ont exhumé. En effet, il fut trouvé en 1884 lors des fouilles faites prés de l'église du côté nord, ou l'on découvrit en même temps des urnes funéraires, des fioles lacrymales, des mosaïques et autres objets déposés pour la plupart au musée de Cahors »

R. Rey

Des pavés de mosaïques sous Duravel

 

Elles forment les documents les plus spectaculaires, d'autant que les relevés ou vestiges parvenus jusqu'à nous ne sont pas les seuls à avoir été repérés. En effet, la mémoire orale des habitants rappelle que des fragments ont été trouvés un peu partout dispersés. Des morceaux ont été ainsi fixés sur des murs, des marches d'escalier etc …ou ils n'ont pas résisté à l'épreuve du temps. De même, de-ci de-la, on peut ramasser des tesselles isolées ( avec parfois leur mortier de brique pilée rose) dans les jardins du village

Les trouvailles furent fortuites, le plus souvent lors de constructions dans des parcelles urbaines.

En définitive, six ensemble très différents ont pu être repérés. Trois sont des relevés de vastes fragments occasionnellement découverts à la fin du XIX siècle. Le propriétaire en fit faire de superbes copies et les fit recouvrir. Les trois autres éléments, les seuls visibles aujourd'hui, sont beaucoup plus petits ; ils ne semblent pas tous provenir des ensembles précédents.

Collection particulière,

Duravel. Relevé polychrome aquarellé ( échelle 1/100 ).

Mosaïque de 4,50 m x 1,80 m, incomplète.

Bordure de tresse. Motif central : douze carrés séparés par trois losanges et six demi-losanges en long et cinq en pointe ; orientation nord -sud.

 

 

Mosaïque très incomplète, représentant trois carrés ou morceaux de carré à motifs de cordelettes tressées dont le plus grand recouvre en partie un grand cercle, orientation est- ouest ; dimensions : 2,10 m x 1,50 m environ.

Grande mosaïque orientée ouest-est incomplète sur les petits cotés. La partie connue (6m x 2m) est formée de trois panneaux inégaux ornés de motifs assez simples mais différents, le plus grand à l'ouest ( 3,80 m), le plus petit au centre ( 0,60 m ), le dernier ( 1,60 m ) à l'est ; bordure de tresse à quatre cordons.

 

D'aprés Catherine Balmelle ( Directeur de recherches au centre Henri Stern de recherches sur la mosaïque), le style est tout à fait caractéristique des ateliers de mosaïstes du Sud-Ouest de la Gaule des IVième et Vième siècles

Collection particulière, Bordeaux. Fragment de mosaïque donné en 1960 par Me L. Coulonges, notaire à Sauveterre la Lémance, comme provenant de Duravel. La localisation et la date de la découverte ne peuvent être précisées. Dimensions : 0,22m x 0,17 m ; épaisseur 0,06 m avec support de mortier rose. Il peut s'agir d'un décor d'écailles dessiné au trait blanc et rempli en jaune, rouge et noir.

 

 

Philippe Roudié : « les Antiquités Romaines de Duravel en Quercy »

Fiche Presentation Mosaique-FB.pdf
Document Adobe Acrobat [314.8 KB]
Fiche Presentation bases de colonne Dura[...]
Document Adobe Acrobat [689.7 KB]

DIOLINDUNUM

 

 

Dans l'Antiquité, les Romains avaient signalé l'existence de l'agglomération en lui donnant le nom de DIOLINDUNUM ( mentionné DIOLINDUM) sur la carte de PEUTINGER du IIe-IVe siècle). Ils y avaient installé une (station), un établissement officiel qu'ils implantaient sur les routes stratégiques de l'Empire, Le vicus gallo-romain s'étendait à l'ouest du présent bourg, sur un espace remarqué par les historiens du XVII e siècle du fait de la diversité des vestiges antiques recueillies dans les ruines.

 

En 1970 , on a trouvé une grande mosaïque orientée ouest-est, ainsi que d'autres fragments. L'expertise effectuée par un laboratoire spécialisé du C.N.R.S a établi qu'elles provenaient d'ateliers de mosaïstes du Sud-Ouest de la Gaule qui fournissaient aux IV e et V e siècles, les demmeures aristocratiques de l'Aquitaine. Dans le même quartier, ainsi qu'à l'ouest, et vers le sud en direction du château de la GINESTE, d'autres vestiges de DIOLINDUNUM sont ressortis au hasard de travaux effectués au cours des dernières décennies. Le lotissement de l'Oratoire, la cour des écoles , ont revélé, l'un des sous-bassements , l'autre des mosaïques romaines qui furent recouvertes de terre. Ces découvertes se sont ajoutées à d'autres faites antérieurement, à des époques différentes. Ainsi, au XVIIe siècle, un inventaire archéologique de trouvailles provenant de DURAVEL avait déjà permis une localisation de la partie sud du vicus, dans la plaine. Cette implantation fut confirmée par des fouilles effectuées au XIX e siècle-vers 1874-autour et à l'intérieur d'une tour ronde antique, dite Roc de la Pile. On sait maintenant que DIOLINDUNUM, au nord atteignait le pieds des collines. Pour en savoir davantage des recherches programmées seraient utiles.