Duravel à l'époque gallo-romaine                              l'état des connaissances

Sur la carte dite de Peutinger figurant, avec 200 000 km les principaux itinéraires routiers de l'empire romain au 1er siècle de notre ère, avant d'être complétée au IVe siècle, on retrouve parmi 555 lieux le site de Diolindum à équidistance de Bibona (Cahors) et d' Excisum (Eysse/Villeuveuve-sur-Lot).

Si un certain nombre de ces mentions correspondent à des cités (Cahors, Agen, Rodez, Périgueux...), la plus grande part doit être associée à des relais routiers dont certains ont donnés naissance à des bourgades secondaire (vici) correspondant à nos villages actuels.

 

Il s'agit de l'unique mention de ce site que divers éléments toponymiques, topographiques et archéologiques autorisent à rapprocher de la bourgade de Duravel, située aux confins du département du Lot, ce secteur étant partie intégrante du térritoire des Cadurques indépendants puis romanisés au sein de la province d'Aquitaine.

Sur le site, l'état des connaissances archéologiques repose sur des éléments architecturaux encore conservés en élévation, des découvertes fortuites de lapidaire, et un programme de prospections et de recherches archéologiques mené au début des années 1990.

En l'état actuel, même si des éléments disparates et d'origine incertaine peuvent être datés du début de l'Empire, les pavements mosaïqués correspondent à ceux d'une résidence luxueuse que l'on peut attribuer aux IV/Ve siècle.

 

 

Réalisée à la fin du XIIIe siècle, la carte de Peutinger (ou table de Peutinger) est l'ancêtre des cartes routières. Elle couvre tout l'empire romain. C'est certainement une compilation reposant sur une carte datant du IIIe ou IVe siècle.

 

 

 

 

En 1970, une mosaïque a été découverte à Duravel. L'expertise effectuée par un laboratoire spécialisé du CNRS a établi qu'elle provenait d'ateliers de mosaïques du sud-ouest de la Gaule qui fournissaient aux IVe et Ve siècles les demeures aristocratiques de l'Aquitaine.